Romain Gneouchev

Au travail

11 juil.

› 17 juil.

Jean Louis Fernandez

Dédale d’un soupeur

Note d’intention

Dédale d’un soupeur est d’abord le fruit d’une rencontre, ça commence avec Rémy qui m’appelle et me dit « J’ai commencé à écrire un texte et je me suis rendu compte que j’écrivais pour toi. » Alors on se voit, on se connait très peu. Je suis bien évidemment curieux. Il m’explique qu’il veut qu’on finisse le texte ensemble, en Sibérie. D’accord. Au départ Dédale était un projet qui n’existait que pour nous, un terrain d’exploration et de bienveillance pour deux jeunes artistes qui voulaient collaborer et s’entraider dans leurs pratiques respectives. Puis la porte de la salle de répétition s’est ouverte et on a eu une opportunité de le jouer, une fois cette première étape terminée, on s’est dits qu’on allait continuer à creuser.
Dédale d’un soupeur est l’histoire d’un homme qui voyage dans ses souvenirs à mesure qu’ils se reconstruisent. C’est une longue réflexion sur les rapports entre parole, mémoire et violence. L’homme qui parle est un personnage abîmé, un « grand brûlé de la vie », il tente de se raccrocher au peu de choses dont il se souvient, l’effort de mémoire devient premier moteur au langage. Se chercher, par la parole. Il sent qu’il y a beaucoup de haine ancrée au plus profond de lui, il en ignore l’origine, cela lui fait peur mais il continue à chercher, il n’arrête pas sa logorrhée : parler, parler, pour se souvenir.

Romain Gneouchev

Auteur, metteur en scène et acteur il est également fondateur et directeur artistique de la compagnie Fugue 31. Formé au Laboratoire de formation au théâtre physique (LFTP) et à l'Ecole du TNS Théâtre National de Strasbourg, il a joué dans les pièces « Des voix sourdes » de Fabio Godinho, « Passé, je ne sais où - qui revient» de Lazare, « Mont vérité » de Pascal Rambert, « L’Orestie » et « Antigone » de Jean-Pierre Vincent.