Audrey Gaisan

Au travail

7 déc.

› 18 déc.

fougère

Je voulais partir d’un autre titre, car je fantasme dès le début, jusqu’à un certain événement (un sommeil). Car enfin je fais ce que l’on sait faire. Je n’improvise jamais, car je dis que je n’improvise jamais.
Maintenant le spectacle du monde se confond dans la danse (la danse qui n’est pas un talent n’est-ce pas?). La danse, le saviez-vous, est un travail qui n’a rien à voir avec le faire. Mais pour une fois il n’y a pas de projet, c’est trop vaste.
Je le prépare avec le contexte qui vient : une intrigue. Et ne vous attendez pas à de la philosophie car je n’ai aucune question.
Je n’ai pas l’autorité de fixer les choix néanmoins les détails permettent de mettre en espace des esprits.
Comprenez-moi fort : tout ce qui fait lieux plutôt que signe appelle au vernaculaire.
Narcisse m’a blessée deux fois. La première m’a permis de danser, la deuxième avec un ami.
Je voulais partir d’un autre titre, car je veux tout recommencer en étant libre d’improviser toutes les étapes et les rencontres de ce travail.

fougère

Audrey Gaisan

Interprète pour de nombreux chorégraphes dont Yasmine Hugonnet, Rémy Héritier, Jennifer Lacey, Loïc Touzé, Martine Pisani, Latifa Laâbissi, Mark Tompkins, Boris Charmatz, Julie Nioche, Catherine Contour, Alain Michard, Olivia Grandville, Emmanuelle Huynh, Clara Cornil, Yaïr Barelli, Carole Perdereau.
Elle signe avec Jennifer Lacey et Barbara Manzetti la pièce I Heart Lygia Clark, ce travail explore notamment le potentiel de la thérapie et du soin comme pratique artistique (2010).
Elle joue avec Jeune Fille Orrible (musique), «Principe d'infamie lyrique» qui manipule et élabore du bruit acoustique sans sonorisation (2009-2018).
Lauréate du programme « Hors les Murs » de l’Institut français en 2012 pour son projet How many dogs in New York : Pratiquer la figure du chien comme métaphore d'une domesticité implicite au métier d'interprète et à la danse. Qu'est ce que la domestication d'un travail en général ? Ecrire une langue, une danse, comme à la fois sophistication et archaïsme de la relation. Travailler le cadre et les territoires de la danse, la transformation, la "clandestinité", l'extraction et le déplacement. Roder et creuser un trou. Être un chien, dans une ville-meute. Fouiller les enjeux et implications d'une physicalité particulière de la relation et d'une domesticité quelle qu'elle soit, en rapport à une démarche et savoir-faire singulier d'une danseuse. Comment saisir et incarner cette posture en tant que telle. Comment affranchir la relation. Comment l'étendre à tous les niveaux de la production d'une forme.
Elle invite l’artiste Eric Yvelin à partager son processus, plusieurs formes à ce travail commun ont vu le jour depuis : le duo Combien de chiens aux Laboratoires d’Aubervilliers (2014), la performance Two many dogs à la Ménagerie de Verre (2015).
En 2018, Loïc Varanguien de Villepin la sollicite pour une résidence sur plusieurs temps aux Bazis - Arts vivants en Couserans, où elle initie de nouveaux travaux personnels sous le titre fougère.
Dernièrement elle collabore comme danseuse avec Clara Cornil et David Subal pour le projet Dans les bois, Carole Perdereau, Yaïr Barelli et Yasmine Hugonnet.

https://vimeo.com/audreygaisan